Trajets de courte durée, un enjeu de territoires

Zones rurales, péri-urbaines, et urbaines, à chacun sa mobilité.

Ecrit par Jérôme Guermeur.

Avec l’évolution de nos modes de vie, et les problèmes liés à la qualité de l’air un peu partout dans nos communes, la mobilité se repense, évolue, et est aujourd’hui considérée comme un enjeu de territoires majeur pour les années à venir.

La mobilité fait partie intégrante de l’objectif 11 Villes et communautés durables, des objectifs de développement durable de l’ONU.


Beaucoup pensent la mobilité comme un ‘service’, qui serait adapté en fonction des besoins de chacun, et surtout suivant la zone de déplacement : zones urbaines, péri-urbaines et rurales. A chacun sa mobilité…

Les zones urbaines

Les zones urbaines sont certainement celles qui ont le plus tôt bénéficié de la recherche de nouvelles façons de concevoir la mobilité. Des laboratoires d’innovation, des startups, les collectivités, tout l’écosystème s’est mis au travail depuis maintenant plusieurs années afin de proposer de nouvelles mobilités, pour la vie de tous les jours.
C’est pourquoi une multitude de solutions sont apparues, certaines étant promues à un avenir plus radieux que d’autres.

Le scandale du moment ?

Les trottinettes électriques. En plus de présenter plusieurs facteurs de risques importants en termes de sécurité, certains élèvent la voix sur le caractère peu écologique de ce type de solutions : les trottinettes remplaceraient majoritairement des trajets effectués à pied, au lieu de diminuer l’usage de la voiture.

Combats de coqs

Parmi les autres initiatives proposées, le vélo en libre-service, qui connaît une concurrence très rude entre les différents acteurs (et des soucis de civilité, lorsqu’il s’agit de les rendre en bornes notamment).
Le vélo électrique fait également son apparition, avec quelques acteurs disposés à lancer les choses en grand.

L’heure du co-

Outre l’usage du deux roues, l’autre enjeu majeur de la mobilité urbaine est le covoiturage. Les derniers chiffres sur le sujet donnent un usage national du covoiturage à 1 million d’utilisateurs quotidiens, et des perspectives à 3 millions d’utilisateurs quotidiens pour les 5 prochaines années, selon le gouvernement actuel. Concernant les zones urbaines, l’enjeu principal est de désengorger les axes passants en partageant les trajets domicile-travail.

On en parle

L’autopartage, une tendance qui va débarquer à plein régime en 2020. Plusieurs acteurs sont déjà positionnés pour proposer une offre dans ce secteur. Pour l’instant on peut voir surtout des prestataires professionnels qui mettent à la location une flotte de véhicules. Mais arrive une nouvelle tendance : il s’agit de la location de voitures entre particuliers. Que nous réserve cette nouvelle solution pour lutter contre la voiture individuelle ? Les premiers éléments de réponse nous seront donnés d’ici quelques mois certainement.

Les zones rurales et péri-urbaines

Les enjeux sont différents : il s’agit plus de fournir une mobilité qui soit plus solidaire, plus inclusive, et qui permette également de désenclaver certaines communes. Les réflexions sur le sujet sont plus récentes, mais sont prises très au sérieux, car c’est là une possibilité de revitaliser les zones rurales et périurbaines.

Deux types de solutions se distinguent :

L’autostop organisé

C’est un sacré pari : rendre l’autostop sécurisé, commun, et utile, pour le déplacement ponctuel des habitants sur de petites distances, sur leur commune, et autour.

Plusieurs initiatives ont vu le jour dernièrement, sur différents territoires.

La ville d’Orvault a vu se lancer Cocliquo.
En Finistère, deux presqu’îles se sont dotées de ce dispositif, celles de Crozon, avec Octopouce, et Plougastel-Daoulas avec La cabane à pouce.

Le covoiturage

Le covoiturage n’est pas qu’un enjeu urbain, en revanche les enjeux sont différents. Sur les zones rurales et péri-urbaines, le covoiturage peut desservir non seulement les trajets domicile-travail, mais aussi les trajets du quotidien, notamment pour les personnes qui ont des difficultés pour se déplacer à pied. C’est donc un moyen de rompre l’isolement de ces personnes, et de favoriser plus de lien social au quotidien sur les territoires. Les collectivités et les centres sociaux travaillent ardemment sur ce sujet.

Pour découvrir plus d’initiatives lancées sur les territoires d’ici et d’ailleurs, rejoignez-nous sur notre groupe Facebook.


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