Pourquoi le numérique est aujourd’hui le premier levier participatif, à l’échelle d’une commune

Les modes de participation évoluent ... avec les mœurs.

Ecrit par Jérôme Guermeur.

De plus en plus sur nos communes fleurissent des dispositifs physiques de participation. Ceux-ci concernent souvent l’aménagement publique, ou de grands projets sur des quartiers ou zones identifiées de nos territoires.

C’est depuis les années 90 que ces modes de fonctionnements ont été mis en place dans certaines villes. A première vue, on peut penser que généraliser ces dispositifs est bénéfique pour l’implication massive des habitants dans la conception future de leur ville et les transformations nécessaires. Il est vrai que ce sont des démarches prépondérantes pour permettre des évolutions centrées sur les habitants et les principaux acteurs des communes (le secteur associatif, les commerçants …) ; mais encore faut-il que ces démarches permettent l’expression de tous.

Un constat se fait sentir : aujourd’hui, les jeunes et les actifs désertent massivement ce genre de dispositifs, et ce pour des raisons distinctes : l’organisation d’ateliers ou autres modes d’expression ‘physique’ ne correspond pas ou plus avec leur rythme de vie. En effet, pour raisons familiales ou professionnelles, les horaires choisis les empêchent de se rendre sur place. D’autre part, le temps est si précieux que nombre d’entre eux préfèrent utiliser les créneaux libres de leur ‘agenda’ à d’autres fins. Plus généralement, le désamour de la jeunesse envers la politique telle qu’elle fonctionne actuellement nuit à la bonne participation.

Un changement d’approche est donc nécessaire, afin de donner un nouveau mode d’expression, plus inclusif, qui sorte de ce prisme de réflexion ‘politique’ qui bride tant d’habitants. Plus encore, il s’agit de permettre à toutes et tous de s’exprimer et participer avec le temps dont chacun dispose, pour ne pas trop entamer cette ressource si précieuse de nos jours.

Cependant, pour réussir à mettre en place une démarche inclusive, il est nécessaire de prendre en compte le fait que plusieurs dispositifs participatifs distincts ne peuvent susciter un fort engouement de la part des habitants (surtout au niveau numérique : un site web pour ceci, un autre pour cela…). En effet, il s’agit d’un changement important en termes de mœurs, il est donc important de favoriser une « expérience utilisateur » des plus fluides. En d’autres termes : donner la possibilité à chacun.e de trouver au même endroit les moyens de participer sur des projets de collectivité, des projets associatifs, et de s’exprimer sur le futur du commerce de proximité. Sérendipité, quand tu nous tiens…

Créer cette zone de convergence permet de mettre en place un champ d’action très large : collectivité, secteur associatif, commerces, centres sociaux, études de marché, agences d’urbanisme … Tous les acteurs de l’économie locale sont ainsi concernés, tout en plaçant les habitants au centre de ces dispositifs.

Bien entendu, la finalité de ces démarches numériques n’est pas de rester virtuelle. Au contraire, il s’agit là de donner une nouvelle jeunesse aux dispositifs physiques de participation, en boostant l’émancipation des habitants sur leurs territoires, et en accompagnant les changements de mœurs au niveau de la participation de toutes et tous, dans tous les secteurs du vivre ensemble sur sa commune.

Les collectivités ont la possibilité de prendre un chouette virage d’innovations de territoires, centrées sur leurs habitants, et incluant l’ensemble des acteurs de l’économie locale.
Grâce à notre plateforme numérique et nos services, La boîte à idées accompagne les collectivités à devenir pionnières de ce nouveau mode de démocratie.


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