L’engagement

Comme une sorte de manifeste.

Ecrit par Jérôme Guermeur, 02-04-2019

On en parle souvent, mais sa définition est plutôt vague, et presque politique. Alors que finalement, ce n’est que la somme de petites actions de femmes et d’hommes qui ont envie de faire. De faire ensemble.

L’engagement c’est d’abord une envie, très personnelle. C’est un déclic qui intervient chez chacun pour faire des choses, aussi petites soient-elles, pour le bien commun. Alors, certes, c’est bien joli tout ça, mais concrètement, ça se passe comment ?

Le plus gros blocage j’ai l’impression, c’est d’abord le : ok, mais qu’est ce que je peux faire, à mon échelle ?

C’est le souci des petits gestes ou petites actions. On ne se rend pas forcément compte de leur utilité. Pourquoi ? Majoritairement parce que l’on ne voit pas cela comme faisant partie d’une action de plus grande envergure. L’exemple le plus criant actuellement est pour moi la lutte contre le réchauffement climatique. Nombres de militants, d’activistes, et de personnes conscientes qui ont envie d’agir, ne savent pas comment faire, comment faire ensemble, et lancer de réelles initiatives. La boîte à idées s’inscrit dans ce contexte comme un catalyseur : un point de convergence, qui peut permettre de s’y retrouver, chacun.e à sa manière.

L’engagement c’est en premier lieu s’exprimer sur ce que les autres proposent : que ce soit une initiative citoyenne, associative, ou de la collectivité, le premier geste d’engagement c’est de soutenir ou non ces idées.

C’est aussi l’envie de participer, de rejoindre des initiatives lancées sur le territoire. Comment ? En devenant porteur de projet sur une initiative proposée par exemple, pour la faire grandir, et avec l’aide des autres acteurs, la concrétiser.

Mais c’est aussi la possibilité de rejoindre un projet associatif comme bénévole, pour donner un coup de main sur la mise en place d’événements ponctuels, et ainsi donner de l’écho et valoriser les actions associatives locales.

L’engagement c’est aussi être force de proposition sur des dysfonctionnements rencontrés sur sa commune, pour améliorer ces situations. Ou encore sur des concertations proposées par la collectivité, pour exprimer son avis sur les grands projets pour la commune. A ce sujet, nous travaillons à personnaliser au mieux ces concertations, en se basant sur le jugement majoritaire. Cela permet de faire une étude comparative sur des propositions, en prenant les avis de tous, qu’ils soient positifs ou négatifs. C’est le jugement du bon sens si l’on veut. Par exemple, on peut imaginer une concertation sur un projet lancé par la collectivité : le jugement majoritaire va permettre de mettre en place un certain nombre de scenari, et chacun d’entre eux sera évalué avec une jauge préférentielle, qui tiendra compte de TOUS les avis.

L’engagement, c’est aussi celui des commerçants vers une économie plus respectueuse de l’environnement et plus durable. A La boîte à idées, nous accompagnons les commerces pour la transformation de leurs modèles, en cherchant à mettre sur le devant de la scène les créateurs locaux – en les intégrant sous forme d’expositions par exemple, dans les commerces. Nous mettons également l’accent sur le mobilier seconde vie, et l’économie circulaire, avec l’aide notamment des recycleries.

L’engagement, enfin, c’est une volonté inclusive, sur une échelle hyper-locale : sa commune. C’est pour cela que la première porte d’entrée de La boîte à idées est numérique. L’usage de la plateforme permet d’intéresser et d’impliquer les jeunes et les actifs, qui ont déserté depuis longtemps nombre de dispositifs participatifs. Et c’est bien là l’enjeu majeur : une démocratie n’est participative que si elle peut concerner tout le monde. Nous faisons la passerelle entre tous les acteurs de l’économie locale, autant par le numérique que par le physique : les cafés des projets, organisés dans un cadre convivial et très ouvert, permettent d’engager les discussions et d’enrichir les idées proposées sur la plateforme.

Nous sommes en train de vivre un changement de paradigme : on ne peut plus faire aujourd’hui sans l’aide de tous les acteurs concernés. L’outil participatif s’intègre petit à petit dans toutes les strates décisionnelles. Et nous pensons que c’est à l’échelle locale que ce changement doit s’amorcer. C’est en cela que nous accompagnons les collectivités.

Si ce texte vous touche, c’est que vous avez l’envie au fond de vous de participer, à votre guise. Vous êtes au bon endroit.


Vos avis, vos remarques, vos idées, participez !

  Suivre  
Me notifier des